L’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de la Fédération Malagasy de Football (FMF) s’est clôturée ce lundi 30 mars 2026 à Antsirabe. Si le bilan de l’équipe dirigeante a été plébiscité par les ligues, le projet de réforme visant à élargir le droit de vote se heurte à un refus catégorique.
Un bilan jugé « positif » et un Quitus unanime

Les membres de la comité exécutif de la FMF (Photo:Samson)
Après trois jours de travaux intenses débutés le 28 mars sous l’œil vigilant des émissaires de la FIFA, le président de la FMF, Alfred Randrianamampisoa, peut souffler. Les 22 ligues régionales présentes ont accordé le quitus à l’unanimité, validant ainsi la gestion administrative et financière de l’exercice écoulé.
Parmi les points forts ayant convaincu les grands électeurs, on note :
Infrastructures : L’avancement significatif des travaux au Centre Technique National de Carion.
Développement : La mise en œuvre du projet TDS (Talent Development Scheme) pour la détection des jeunes talents.
Solidarité : L’engagement social de la fédération, notamment les actions caritatives déployées à Toamasina suite aux ravages du cyclone Gezani en février dernier.
Le mur des 17 : L’amendement des statuts rejeté
Le climat de consensus s’est toutefois fissuré lors de la présentation de l’amendement du nouveau statut. La direction de la FMF souhaitait une réforme profonde pour moderniser la gouvernance du « Kitra » malgache. L’idée était d’offrir l’opportunité et le droit de vote aux autres acteurs majeurs : représentants des clubs, supporters, journalistes mais également anciens internationaux.
Le verdict des urnes a été sans appel : 17 ligues sur 22 ont refusé d’accorder cet amendement. Cette résistance des ligues régionales montre une volonté de conserver leur monopole décisionnel, craignant une dilution de leur pouvoir au sein de l’instance fédérale.
Une réforme à l’arrêt sous l’œil de la FIFA

Les représentants de la FIFA attentifs aux discours (Photo:Samson)
Face à ce statu quo, le dossier n’est pas enterré mais mis en veilleuse. Le vote et les discussions sur ce nouveau statut ont été ajournés à une date ultérieure. La FIFA, dont les délégués sont restés jusqu’à la clôture aujourd’hui, a pris note de ce refus d’évolution institutionnelle.
Pour le président Randrianamampisoa, le défi sera désormais de mener un travail de pédagogie pour convaincre que l’inclusion de tous les acteurs est nécessaire à la professionnalisation du football à Madagascar.