Hier soir, dans le vestiaire des Voltigeurs de Châteaubriant, Ferdinand Ramahefamanana, plus connu sous le nom de Dafé, a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière de footballeur. Une déclaration simple mais lourde de sens, qui marque la fin d’un parcours riche en émotions et en souvenirs pour le football malagasy.
Des débuts marqués par le talent
Formé à l’US AVEA, Dafé a évolué aux côtés de Koka et Lalaina, deux frères qui ont également laissé leur empreinte dans le football national. Mais c’est avec Tana Formation qu’il s’est imposé comme un meneur de jeu hors pair, longtemps présenté comme le successeur de Claude Kely. Ses passes précises et son intelligence de jeu ont fait de lui un numéro 10 incontournable.
Les moments de gloire
Parmi ses plus grands souvenirs, on retient l’UFFOI 2013, où Tana Formation a été sacré champion de l’océan Indien après une victoire contre Côte d’Or des Seychelles. Autre moment marquant : le match du 13 novembre 2015 face au Sénégal. Ce jour-là, Dafé fut l’artisan de la résistance des Barea, qui ont tenu tête à Sadio Mané et ses coéquipiers. Le score final (2-2) reste gravé dans les mémoires, avec des buts de Faneva Ima et Njiva pour Madagascar, contre Konaté et Mané pour le Sénégal.
Une carrière de club fidèle et variée
Dafé a porté successivement les couleurs de Tana FC, RC Lens B, US Tourcoing, RC La Flèche, et enfin les Voltigeurs de Châteaubriant, où il a clos son parcours. Toujours recruté gratuitement, il a privilégié la passion et le projet sportif à la gloire financière, apportant partout son expérience et sa créativité.
Sous le maillot des Barea
Avec la sélection nationale, Dafé a disputé 19 rencontres et inscrit 7 buts. Plus que les chiffres, il a incarné une génération de joueurs qui ont permis au football malagasy de se faire respecter sur la scène africaine.
La retraite de Dafé marque la fin d’une époque. Numéro 10 élégant, stratège du jeu et artisan de moments mémorables, il laisse derrière lui un héritage précieux. Son annonce, faite dans la simplicité d’un vestiaire, reflète l’humilité d’un joueur qui a toujours mis le collectif au-dessus de tout.