Le voile est levé sur les intentions de Lilian Raolisoa pour la fenêtre FIFA de mars. Le latéral droit du SCO Angers ne rejoindra pas la sélection malgache, préférant se consacrer exclusivement à son club. Une décision qui confirme que le « sang neuf » attendu pour ce rassemblement restera, pour l’heure, au stade des suppositions.
Un choix de carrière assumé après la prolongation du sélectionneur
C’est dans un timing très précis que ce dossier s’est joué. Après l’officialisation de la prolongation de contrat du sélectionneur Corentin Martins en février dernier, le staff national a de nouveau pris contact avec le défenseur angevin pour évaluer son intégration au projet Barea. Malgré cette marque d’intérêt renouvelée, la réponse a été claire : Lilian Raolisoa a indiqué ne pas être prêt pour la sélection nationale, privilégiant son ancrage dans le football européen.
Il faut dire que le joueur s’inscrit dans un projet de longue haleine avec son club formateur. Après avoir prolongé son contrat en juillet 2025 jusqu’en juin 2028, Raolisoa a fait de sa réussite au SCO Angers sa priorité absolue. Dans cette optique, il estime qu’un départ en sélection pourrait fragiliser sa progression constante dans l’élite française, préférant optimiser son travail quotidien durant les trêves internationales.
Des statistiques qui justifient sa place en Ligue 1
Son impact sur le terrain explique cette volonté de rester focalisé sur ses objectifs en club. Depuis le début de cette saison 2025-2026, Lilian Raolisoa s’est imposé comme un élément incontournable de la défense angevine. Avec déjà 24 matchs disputés en Ligue 1, il affiche un bilan solide de 2 buts inscrits et 1 passe décisive délivrée, prouvant sa capacité à peser offensivement tout en sécurisant son couloir. Ces chiffres, qui font de lui l’un des défenseurs les plus réguliers de son équipe, valident son choix de ne pas s’éparpiller au moment où sa carrière prend une dimension supérieure.
Un regroupement de mars sans visages nouveaux
Pour les observateurs et supporters qui espéraient une vague de nouveauté pour les confrontations contre le Kirghizistan et la Guinée Équatoriale (qui remplace officiellement l’Ouganda), la réalité est plus conservatrice. Le cas Raolisoa n’est que la partie émergée d’une stratégie de groupe fermé.
Peu d’indications laissent désormais présager l’arrivée de nouveaux talents pour ce rassemblement. Comme l’avait souligné le Président de la FMF lors d’une récente interview, l’arrivée de « nouveaux joueurs » pour ce mois de mars n’était peut-être qu’un espoir diplomatique. La priorité de Corentin Martins semble être la cohésion d’un noyau dur déjà connu, laissant de côté les expérimentations pour se concentrer sur l’efficacité immédiate.
La réalité du terrain
En l’absence de renforts extérieurs, les Barea devront puiser dans leurs forces actuelles. Face au Nzalang Nacional, un adversaire battu en novembre 2025 (2-0), Madagascar devra prouver que la stabilité de son effectif est son meilleur atout. Pour ce regroupement de mars, l’innovation attendra : c’est avec ses soldats habituels que la sélection tentera de briller.